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Création de ” la Commission de réflexion sur les réformes politiques ” : Pour éviter des Réformes stériles, pressées et bâclées
Publié le vendredi 9 janvier 2015  |  Le Médium


© Autre presse par DR
Célébration du 54ème anniversaire de l’indépendance du Togo
Dimanche 27 avril 2014. Lomé. Un grand défilé militaire et civil a marqué la célébration du 54ème anniversaire de l’accession du Togo à l’indépendance en présence du président Faure Gnassingbé.


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Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a sans doute surpris nombre de Togolais, dans son discours du 31 décembre dernier, en annonçant “la commission de réflexion sur les réformes politiques ” composée de personnalités issues aussi bien du monde politique, tout comme d’historiens, de juristes, de sociologues et de représentants de la société civile.


Certes, l’annonce fait déjà couler encre et salive, avec des prises de positions très passionnées et qui ne sont pas de nature à favoriser une avancée apaisée de la question politique de l’heure. Une telle situation, nouvelle preuve irréfutable, contribue heureusement à donner raison au Président de la République, pour un choix aussi juste et pertinent qui condamne tout espoir de Réformes bâclées, pressées et finalement stériles. Il y a nécessairement lieu de réfléchir encore et encore en vue de doter notre pays d’” un texte de réforme politique de sorte à restaurer davantage de sérénité dans le débat politique “, tel est le vœu profond du Chef de l’Etat pour le Togo.



Un texte qui tienne d’ailleurs ” compte de notre histoire, reflète nos réalités et répond aux aspirations les plus profondes des Togolaises et des Togolais “, souligne Faure Gnassingbé.
Le Président togolais se présente ainsi, à quelques mois de l’échéance cruciale de la présidentielle de 2015, comme un homme du peuple décidé à se dresser contre toute forme de révision de la Loi fondamentale visant à assouvir les seules appétences politiques d’une classe de l’opposition avide de pouvoir et sans projet politique d’avenir pour notre pays. Cette classe gonflée et engraissée par la bulle s’empresse de verser sans mûre réflexion dans un fatidique débat qui frôle une inique fixation : les Réformes politiques avant les élections ou rien, sinon le pays s’effondrerait.


Pourtant, la huitième Recommandations de la CVJR, appelle à prendre sérieusement de la hauteur car ” la question des réformes institutionnelles constitue un problème complexe qui mériterait d’être posé dans le cadre d’une réflexion sérieuse devant nous amener à nous interroger sur l’adaptation, à nos réalités sociologiques, du modèle occidental en vigueur dans notre pays depuis l’indépendance.



Fondé sur l’individualisme et une conscience citoyenne rationnelle, ce modèle éprouve du mal à régir notre société nationale pluriethnique où les réflexes grégaires ou communautaristes continuent d’être prédominants. La CVJR recommande par conséquent l’organisation d’une large réflexion sur la question associant personnalités politiques, juristes, sociologues, historiens, organisations de la société civile en vue de déterminer les institutions en mesure de nous assurer une gouvernance adaptée à nos réalités.”
Ainsi, au beau milieu d’une spectaculaire mésentente politique fondée sur la question des Réformes politiques ou non, il va sans dire que la décision de créer une Commission de réflexion sur les réformes politiques est véritablement la bienvenue.


Au lieu de faire des Réformes pour des Réformes, Faure Gnassingbé a pleinement réalisé l’enjeu de la mission qui lui est confiée par les Recommandations de la Commission de Réconciliation en son article 5 : ” Les réformes institutionnelles doivent notamment viser la mise en place de mesures garantissant de meilleures conditions pour l’alternance démocratique. Il s’en suit que le mandat présidentiel devra être, à l’avenir, limité. A cet effet la CVJR recommande le retour à la formule originelle de l’article 59 de la constitution du 14 octobre 1992 : ” le président de la république est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois “.


Les réformes institutionnelles doivent notamment viser la mise en place de mesures garantissant de meilleures conditions pour l’alternance démocratique. Il s’en suit que le mandat présidentiel devra être, à l’avenir, limité. A cet effet la CVJR recommande le retour à la formule originelle de l’article 59 de la constitution du 14 octobre 1992 : ” le président de la république est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois “.


S’empresser de faire des Réformes aujourd’hui, serait semblable à vider systématiquement de son contenu tout processus mûr de réforme. Ce long processus qui a débuté dans les premières heures qui ont suivi l’élection de Faure Gnassingbé en 2005 suit son cours, et le premier acte majeur de ce processus, fut la création même de la CVJR à l’issue de la signature de l’Accord Politique Global.



Toute la classe politique togolaise est invitée à bien comprendre ce qui est en cours depuis 10 ans et à intégrer l’esprit de l’appel de Faure Gnassingbé, résolument engagé sur les chantiers de la modernisation politique du Togo. Toutes ces Réformes progressives et profondes désavouent cette classe de l’opposition qui n’est que trop cupide et accrochée à un seul aspect du problème politique togolais, à la veille de la présidentielle de 2015. A cet égard, on pourrait l’inviter à relire la recommandation 6 de la CVJR : ” Des réformes en profondeur liées aux élections et aux conditions de leur organisation devront être menées. Ces réformes, qui devraient faire l’objet d’un débat national propre à dégager un large consensus, viseront, entre autres :


- Le découpage électoral qui doit s’appuyer sur des critères géographique et démographique tout en tenant compte de l’histoire du peuplement de notre pays.
- Les modes de scrutin qui seront choisis de manière d’une part, à toujours garantir l’élection du chef de l’Etat à la majorité absolue des votants ; d’autre part, à assurer une représentation fidèle de toutes les sensibilités politiques au parlement et dans les assemblées locales
- Le choix des membres des commissions électorales, les garanties de leur indépendance et impartialité.
- Le droit de vote des Togolais de la diaspora ”


Lejuste

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