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Faure Gnassingbé crée de fait un Etat de siège au Togo
Publié le jeudi 26 mars 2015  |  Togo Online


© Autre presse par DR
Célébration du 54ème anniversaire de l’indépendance du Togo
Dimanche 27 avril 2014. Lomé. Un grand défilé militaire et civil a marqué la célébration du 54ème anniversaire de l’accession du Togo à l’indépendance en présence du président Faure Gnassingbé.


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Nous sommes en état de siège où seule la loi Martiale vaut.
C’est à cette triste conclusion que tous ceux qui suivent de près les déploiements massifs des militaires à tous les coins de rue et dans les coins chauds du pays doivent aboutir.

Faure Gnassingbé est aux abois et il fait descendre ses « chiens » pour mater d’honnêtes citoyens au Togo pour peu que ceux-ci se donnent l’audace et le courage de réclamer leurs droits.

En effet, le 16 mars dernier, c’était des militaires du redoutable camp de Nikrouma à Dapaong qui avaient été déversés dans cette ville pour écraser les élèves et enseignants manifestants qui protestaient contre le recours aux miliciens par le Préfet et certaines autorités administratives qui avaient sauvagement agressé des enseignants en Assemblée Générale.


De violents affrontements s’en étaient suivis pendant des heures dans cette ville de Dapaong et Dieu merci le calme a pu revenir plus tard.

Mercredi, c’est la ville de Gléï à quelques kilomètres d’Atakpamé qui en a eu pour son compte… une vraie barbarie !


Alors que des élèves excédés par l’annulation de la composition ont envahi la nationale N°1 pour manifester leur mécontentement et exiger du gouvernement la reprise des cours et partant des examens, le pouvoir n’a pu trouver d’autres moyens que de recourir à la violence.


Selon nos informations recueillies à chaud sur les lieux par un de nos reporters, un premier contingent d’une cinquantaine de gendarmes venus d’Atakpamé s’était littéralement déchainé sur les élèves aux mains nues les arrosant suffisamment de gaz lacrymogène. Et comme si cela ne suffisait pas, ils ont cru devoir interpeller certains élèves et enseignants.

Voilà qui souleva le courroux et l’indignation de tout le village qui, en légitime défense a réagi par des jets de projectiles de tout genre.

Face à cette fronde qui visiblement mettait en déroute les gendarmes, le pouvoir n’a éprouvé aucune peine à recourir aux forces de la troisième catégorie de Témédja qui, comme des « Ninja » sont venues en fauves pour dévorer systématiquement tout ce qui bougeait dans cette petite ville de Gléï.

Ces militaires se seraient arrêtés à l’attaque des manifestants dans la rue que l’on leur accorderait des circonstances atténuantes. Mais ici, ils s’en sont pris à tout le monde allant jusqu’à déloger les gens de maison en maison pour les bastonner tel des bêtes de somme.


« Ils sont particulièrement violents et agressifs, ils professent des menaces extrêmement graves allant jusqu’à dire que c’est la nuit qu’ils feront le nettoyage nécessaire de la vermine qui emmerde dans cette ville », nous a confié au téléphone un témoin.

Sur place, tous ceux qui étaient munis de téléphone portable susceptible de prendre quelque image, ont systématiquement été violentés et bastonnés avant de se voir arracher leurs appareils.

C’est ce qu’a subi un journaliste-reporter d’images dont la caméra a été arrachée par ces militaires furieux. Il n’a eu la vie sauve que grâce au commandant Akpéli de la gendarmerie d’Atakpamé.

Au final, sa caméra lui a été remise après que ces fauves aient effacé tout ce qu’il avait filmé comme images de la barbarie qu’il a vécue sur les lieux. Si ce qu’ils font est décent pourquoi ont-ils peur que l’on immortalise les images ?

Le soir, le gouvernement a évalué à 20 blessés dont trois graves dans les rangs des gendarmes et à 23 blessés « légers » parmi les manifestants ainsi qu’une vingtaine d’interpellations.

Dans ce communiqué qui naturellement travestit les faits, le gouvernement estime que d’importants dégâts ont été enregistrés notamment les véhicules de la gendarmerie qui auraient été sérieusement endommagés.

Mais il fait croire que c’est suite à une AG des enseignants se réclamant de la Synergie des Travailleurs du Togo qui se seraient par la suite introduits dans certains établissements pour déloger de force les élèves en examen que tous ces évènements dont nous venons de faire état ont eu lieu. Ce qui est visiblement faux.

Il est clair que les élèves sont sortis d’eux-mêmes du fait que les enseignants ont refusé de leur donner les épreuves et de les surveiller pour la composition.

Et le seul moyen dont ils disposaient pour se faire entendre était naturellement d’occuper l’espace publique pour amener les autorités à comprendre que leur avenir est en train d’être compromis à partir du moment où le gouvernement ne semble pas comprendre qu’il doit accéder aux revendications des travailleurs pour leur garantir un minimum de conditions décentes et raisonnables de vie et de travail.

Au lieu de voir cette réalité en face et d’initier une démarche digne et responsable à l’égard de ces travailleurs furieux, le pouvoir de Faure Gnassingbé préfère jeter de l’anathème sur la synergie et faire croire à qui veut l’entendre que les responsables de cette centrale syndicale seraient manipulés par l’opposition !

Le gouvernement préfère de loin violer littéralement les lois de la République, la franchises des services administratifs pour déverser des militaires armés avec des Jeeps à l’entrée des grands établissements de Lomé en vue d’empêcher la sortie des élèves et enseignants dans les rues.

Il ne pense même pas à l’effet traumatisant que cette présence des armes et véhicules de guerre peut avoir sur les apprenants.

Faure Gnassingbé et ses affidés n’ont que faire de la Loi, ils préfèrent terroriser les citoyens pour les réduire de force au silence. Pour eux, c’est de bonne guerre !!!

Mais ces raccourcis d’un autre siècle peuvent les sauver jusqu’à quand ?

Comment pensent-ils procéder toujours par la force brute pour se tirer d’affaire face à un peuple qui, au jour le jour se radicalise contre eux ses prétendus gouvernants ?

Dans tous les cas, s’il y a une chose dont l’on peut être sûr et certain, c’est que Faure Gnassingbé est bien parti pour s’enfoncer davantage dans la dictature et les méthodes fortes s’il tient vraiment à se maintenir à la tête du Togo contre le gré de l’écrasante majorité des togolais.

Il est donc bien parti pour s’enraciner dans la cour des despotes impénitents que l’Afrique a connus par le passé et qui, par la force des choses ont tristement fini leur course dans l’abîme et l’horreur.

Cette conclusion que nous tirons tient naturellement du fait que plus jamais, Faure Gnassingbé ne pourra encore convaincre quelque togolais que ce soit de sa bonne foi ou d’une quelconque capacité à s’ennoblir de quelque manière que ce soit.

Or au même moment, l’agacement du peuple allant crescendo, le fils-héritier n’aura d’autre choix que de vouloir à chaque fois l’étouffer par des moyens non orthodoxes….Bref l’homme s’est engagé dans une voix qui est non seulement sans issue mais surtout de non retour.

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