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Les ODDH et la société civile interpellent le pouvoir sur la résurgence des milices
Publié le vendredi 3 avril 2015  |  icilome


© aLome.com par Lakente Bankhead
Les ODDH invitent Faure Gnassingbé à ne pas briguer un troisième mandat
Lomé, le 4 février 2015. CESAL. Les Organisations de Défense des Droits de l`Homme (ODDH) togolaises ont animé un point de presse ce mercredi au CESAL de Lomé. Ces derniers invitent le président Faure Gnassingbé à ne pas se présenter à la présidentielle.


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Togo - A en croire les Organisations de défense des droits de l’Homme (ODDH) et de la civile, le mois de mars 2015 aura été celui qui a vu la résurgence des milices à la solde du pouvoir dans différentes villes du pays,

La situation préoccupe vivement ces organisations, surtout en ces périodes électorales où ce genre d’exactions se multiplient dans le pays. Dapaong, Dankpen, Djéréhouyè ont déjà vécu ces situations déplorables qui font réagir des observateurs.

D’abord, ces organisations ont voulu attirer l'attention sur les évènements qui sont survenus dans ces villes. « Le dimanche 15 mars 2015, certaines personnes, membres du clan Diyobe, partisans du parti Unir et se réclamant du clan autochtone de Dapaong, avec à leur tête le préfet de Tône et les nommés Maxime Kangbéni, Kolani Yempabe ex-député de Tône, Mobire Liogue, surveillant du lycée Dapaong ville, Dame Damigou et Tilate Yarbondja, avec l’adhésion de certains jeunes, surtout du quartier Koutidjoak, se sont levés pour venger le directeur. Pour ce faire, ils se sont constitués en miliciens pour s’attaquer aux enseignants au cours d’une Assemblée générale de la Stt dans l’enceinte de l’école primaire publique Bodjopal, et ce à coup de machettes, de gourdins cloutés, de massues, de cailloux et de lances », ont-elles relevé dans un rapport rendu public.

Les ODDH et la société civile condamnent l’attitude du gouvernement qui reste inactif devant ces actes inciviques, au lieu de chercher et punir les auteurs.

Selon ce rapport, les militaires de Témédja ont aussi commis des exactions sur la population de Gléï le 25 mars dernier. De même, celle de Djéréhouyè dans l’Ogou a subi les assauts d'une milice identifiée comme étant aux ordres au Major Kouloum. Devant ces événements, le gouvernement est demeuré inactif.

Selon le même rapport, un détachement militaire du camp Temedja a mené une expédition punitive avec l’usage disproportionné de la force sur des élèves grévistes et des populations. Des blessés graves ont été enregistrés. Curieusement, c’est dans les rangs des élèves et de la population qu’il y a eu des interpellations. 09 personnes dont 7 élèves ont été libérées sur les 23 arrêtées.

Tout porte à croire, selon les ODDH et la société civile, que les auteurs de ces actes jouissent d’une protection qui les amène à récidiver. Elles citent nommément l’exemple de Dadja Maganawé, préfet de Dankpen.

« Le prefet de Dankpen, le Colonel Maganawè jouit d’une impunité totale qui explique sa toute puissance, ce qui lui fait croire qu’il a un droit de vie ou de mort sur les habitants », ont-elles regretté.

Pire, ces organisations constatent que cette tension intervient dans un contexte où des fraudes massives émaillent le processus électoral. Mais le gouvernement continue de foncer la tête baissée. « Le peuple togolais saura prendra ses responsabilités au moment venu », concluent-elles.

I.K.

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