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Pour faire admettre Faure Gnassingbé dans la cour des grands, le Régime de Lomé s’enlise dans le dilatoire et étouffe les leaders politiques
Publié le lundi 4 novembre 2013  |  Togo infos


© AFP par SEYLLOU
Ouverture de la 17ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d`Etat et de Gouvernement de l`UEMOA
Jeudi 24 octobre 2013. Dakar. Plusieurs chefs d`Etats sont arrivés à Dakar où ils prendront part à la 17ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d`Etat et de Gouvernement de l`UEMOA et au sommet extraordinaire de la CEDEAO.Photo :Faure, Gnassingbé, président de LOME


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Le désir de Faure Gnassingbé de se faire désormais admettre dans la cour des grands, devrait amener son système à faire prévaloir la raison, le bon sens et l’intelligence dans les actes qui sont posés au sommet de l’Etat. Malheureusement en lieu et place d’un comportement responsable et digne, l’on constate, encore une fois, que le pouvoir de Faure Gnassingbé s’enlise plutôt dans la dilatoire, le non droit, l’acharnement qui traduisent à suffisance une sorte de panique générale au sommet de l’Etat. Alors que Jean Pierre Fabre demandait à se rendre à Paris et à Bruxelles où il a des rendez-vous avec des autorités politiques de ces grandes capitales occidentales, il s’est vu purement et simplement refuser l’autorisation de sortir du territoire national. Sous prétexte donc que le patron de l’ANC est sous contrôle judiciaire, le doyen des juges d’instruction, instruit par l’avocaillon de Pya -désormais tapis dans l’ombre mais toujours très vénimeux- et deux piteux officiers haut gradés de l’armée, a cru devoir refuser cette sortie à Jean Pierre Fabre.Ce n’est pas tout. Deux des cadres de même parti, Dupuy et Amorin ainsi que le secrétaire national du parti des travailleurs, Claude Améganvi sont convoqués pour comparaître ce lundi par devant le même doyen des juges, chargé du dossier des incendies.Or tout le monde sait désormais que ce dossier sur les incendies souffre tellement de carences et de manquements qu’il ne pourra être conduit avec sérénité et lucidité pour aboutir à un procès équitable. Mais oui, dès lors que l’on a choisi malhonnêtement de poser des calculs politiques dans un dossier en principe judiciaire, l’on ne peut finalement que se fourvoyer.Il est évident que dès l’instant où Mohamed Loom, le principal accusateur qui avait au départ impliqué sans doute par zèle, les leaders de l’opposition dans cette affaire, a été par la suite chiffonné par sa conscience au point de se rétracter, la justice ne dispose plus d’éléments probants à charge contre les accusés. Tout ce qui est en train de se faire en ce moment n’est rien d’autre que de la gesticulation puérile qui vise après tout, à forcer l’admission de Faure Gnassingbé dans la cour des grands.
Pour le pouvoir donc, il serait inconcevable qu’au moment où son Chef fait des pieds de grue pour mettre pied en France, que de simples chefs de partis politiques de l’opposition soient royalement admis avant lui au palais de l’Elysée et dans les grandes capitales occidentales, surtout avec ce risque que ceux-ci dévoilent tout ce qui se passe d’incongru et de malsain dans le pays.

Et pourtant la nature instruit que lorsque vous n’avez rien à vous reprocher, vous ne devez avoir peur de rien.

Alors si le pouvoir de Lomé est vraiment sûr que les actes qu’il pose au sommet de l’Etat sont responsables et décents, de quoi a-t-il peur au point de confiner ses opposants à Lomé alors que lui-même sait d’avance que le dossier par lequel il tente de les retenir ne peut vraiment prospérer sans que l’on n’ait levé le voile sur certaines zones d’ombre qui subsistent encore dans ce dossier ?

Jean-Pierre Fabre, une fois à Paris et à Bruxelles inventerait-il des faits sur le régime ?

Honnêtement, nous sommes bien dans une situation de jungle où les dirigeants, se donnant l’illusion d’une puissance qu’ils n’ont en réalité pas, espèrent pouvoir se forcer un passage dans la cour des grands.

Tout le dilatoire qui est en train de s’organiser ne répond donc qu’à ce but ultime de boucler vaille que vaille le dossier sur les incendie et de forcer un procès de pacotille en vue de polir un tant soit peu, l’image assombrie du régime de Lomé.

C’est en réalité la condition qui est posée à Robert Doussey par Fabus, celle de voir le Togo vider les dossiers sombres qui sont en instance par devant la justice avant que le carton d’invitation ne soit délivré à Faure Gnassingbé pour début décembre.

Mais malheureusement, tout se faire sans manière ni méthode, tout se fait avec tellement de grossièreté et de rudesse que l’on a même des raisons de craindre que ce régime ne s’enlise définitivement dans le non droit.

Les intenses pressions qui sont actuellement exercées sur les avocats de certains inculpés dans ce dossier pour qu’ils renoncent à leurs recours auprès des instances supérieures de notre justice, illustrent fort bien nos propos.

Où veut-on aller réellement avec des réflexes aussi petits et ses enfantillages au sommet de l’Etat ? Qui compte-t-on réellement tromper avec ce genre de gamineries qui donnent le regrettable sentiment que le Togo manque cruellement d’intellectuels raisonnables et doués de bon sens et de moralité ?

De quelle gloire le Président pourra-t-il se prévaloir si au final, son admission en France ne va reposer que sur du forcing meublé par la tricherie et une forme de malhonnêteté vis-à-vis des leaders politiques de l’opposition que l’on confine et étouffe sans ménagement ?

Dans tous les cas ni Paris, ni Bruxelles, encore moins les leaders d’opinion au Togo comme en Europe ne sont dupes.

Tout le monde suit de près ce qui se passe au Togo et personne ne les empêchera d’analyser les faits et gestes des ténors de ce régime. Le mensonge à beau quitter tôt, il se fera toujours tôt ou tard rattraper par la vérité.

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