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11 juillet 2015 : Journée mondiale de la population/Thème : “Les populations vulnérables dans les situations d’urgence”
Publié le jeudi 9 juillet 2015  |  FNUAP-Togo


© aLome.com par Parfait
Lancement du Rapport du FNUAP sur l’ẻtat de la population mondiale 2014.
Lomẻ, le 12 fẻvrier 2015, hôtel EDA OBA. La reprẻsentation togolaise du FNUAP lance le Rapport sur l’ẻtat de la population mondiale 2014. Une manifestation qui a vu la prẻsence d’acteurs du Système des Nations Unies et des membres du Gouvernement togolais.


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“Quand une crise frappe, l’intervention humanitaire doit être rapide et adaptable aux besoins des populations touchées. Femmes et jeunes, en particulier, peuvent avoir besoin d’un appui ciblé, et l’assistance doit se poursuivre sans interruption depuis le début d’une situation d’urgence jusqu’au relèvement.” Dr Babatunde Osotimehin, Directeur exécutif de l’UNFPA.


HISTORIQUE

En 1989, le Conseil d’administration du PNUD a recommandé que le 11 juillet soit la date à laquelle célébrer la Journée mondiale de la population. Née de la Journée des Cinq Milliards, célébrée le 11 juillet 1987, la Journée vise à focaliser l’attention sur l’urgence et l’importance des questions de population, en particulier dans le contexte du développement dans son ensemble.


La Journée a été célébrée pour la première fois le 11 juillet 1990 dans plus de 90 pays. Les manifestations ont été très diverses : discours et rassemblements, séminaires, symposiums sur la population et le développement, programmes de radio et télévision, conférences de presse et autres événements à l’intention des médias, expositions et concours d’art et d’essais sur des thèmes liés à la population et à la planification familiale, compétitions sportives, et activités pour les jeunes.

Ensuite, par sa résolution 45/216 du 21 décembre 1990, l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé de continuer à célébrer la Journée mondiale de la population et à organiser des activités y afférentes afin de sensibiliser davantage aux questions de population, notamment à leurs relations avec l’environnement et le développement.
1994, Conférence internationale sur la population et le développement


Le Programme d’action du Caire a réaffirmé que le droit à la santé sexuelle et procréative et le droit de vivre à l’abri de la violence sexuelle et des autres formes de violence s’appliquent à toutes les personnes et en tout temps, y compris aux populations affectées par des situations d’urgence ou s’en relevant.


La résolution A/RES/69/135 (2014) de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le renforcement de la coordination de l’aide humanitaire d’urgence fournie par les organismes des Nations Unies « Encourage les États Membres à veiller, en coopération avec les organismes humanitaires compétents des Nations Unies, à ce que les besoins humanitaires de base des populations concernées, notamment l’eau potable, l’alimentation, le logement, les soins de santé, y compris en matière de sexualité et de procréation, l’éducation et la protection, soient pris en compte dans l’action humanitaire, notamment en fournissant, en temps opportun, des ressources suffisantes, tout en faisant en sorte que leur mobilisation collective respecte strictement les principes humanitaires »;


Cette résolution, bien que non juridiquement contraignante, a été approuvée par tous les États Membres de l’Assemblée générale sans aucune réserve, ce qui atteste la reconnaissance du principe que la question de la santé sexuelle et procréative doit être comprise d’urgence dans l’intervention humanitaire.

Déclaration de Sendai et Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030

Le Cadre de Sendai est aussi un cadre d’après-2015 pour la réduction des risques de catastrophe et constitue un premier accord majeur entre les États Membres sur le programme de développement pour l’après-2015. Il est aussi considéré comme un nouveau cadre pour la réduction des risques de catastrophe, qui comprend sept cibles et quatre priorités d’action.

Plus particulièrement: La priorité 3, “Investir dans la réduction des risques de catastrophe pour la résilience” se rapporte directement à notre mandat, qui affirme la nécessité, aux niveaux national et local, de : “Renforcer la conception et la mise en œuvre de politiques inclusives et de mécanismes de filets de sécurité, notamment avec l’implication des communautés, en étroite liaison avec des programmes de promotion des moyens d’existence, ainsi que l’accès aux services de santé de base, notamment la santé maternelle, néonatale et infantile, la santé sexuelle et procréative, la sécurité alimentaire et la nutrition, le logement et l’éducation, dans le but d’éradiquer la pauvreté, de trouver des solutions durables dans la phase d’après-catastrophe, et d’autonomiser et assister les personnes affectées hors de toute proportion par les catastrophes.”

Le thème de l’année : “Les populations vulnérables dans les situations d’urgence”


Femmes, enfants et jeunes représentent plus des trois quarts des plus de 50 millions de personnes qui ont été contraintes de quitter leurs habitations par un conflit ou une catastrophe dans la plupart des régions du monde. Filles et femmes affrontent dans les situations de crise un bien plus grand risque de sévices, d’exploitation sexuelle, de violence, de mariage forcé, de maladies liées à la santé procréative et de décès, risque dû au manque de protection et de l’assistance nécessaire pour répondre à leurs besoins.


Dans les crises prolongées et, souvent, au début de la période de relèvement, il n’y a aucun accès aux services obstétricaux d’urgence, tant élémentaires que complets, ni à la planification familiale; les services traitant les rescapées de la violence sexiste sont rares ou inexistants; et les soins pour infections sexuellement transmises, ainsi que leur prévention, sont limités. Ce n’est pas par coïncidence que, sur les 10 pays du monde ayant les taux les plus élevés de mortalité maternelle, huit connaissent l’insécurité ou un conflit.


Le Plan stratégique 2014-2017 et la Stratégie humanitaire connexe font à l’UNFPA une obligation d’intégrer sa programmation humanitaire dans tous les contextes et de renforcer sensiblement sa programmation dictée par les risques. La mise en œuvre du mandat de l’UNFPA dans les situations d’urgence aide à garantir que les droits des femmes et des filles à la santé sexuelle et procréative sont respectés et que leur vulnérabilité à la violence est neutralisée.
L’action de l’UNFPA dans les situations d’urgence
UNFPA et ses partenaires

L’UNFPA est membre du Comité permanent inter - organisations (IASC), mécanisme primordial pour la coordination inter - organisations de l’assistance humanitaire. Il a reçu mandat de codiriger (avec l’UNICEF) le Secteur de responsabilisation de la violence sexiste, qui relève du Groupe de la protection, et assume souvent la coordination des Groupes de travail de la santé procréative, qui relève du Groupe de la santé.

Mandat et avantage stratégique de l’UNFPA

La fourniture des services de santé sexuelle et procréative dans les situations d’urgence constitue une composante capitale des activités visant à sauver des vies. La vulnérabilité des femmes et des filles à la violence sexuelle et aux autres formes de violence sexiste augmente dans les situations de crise humanitaire. L’appui humanitaire de l’UNFPA dans les domaines de la santé sexuelle et procréative, de la violence sexiste et de la collecte des données vise en priorité les plus vulnérables, principalement les femmes, les adolescents et les jeunes.

Catastrophes naturelles

La Base de données sur les situations d’urgence (EM-DAT), du Centre de recherche sur l’épidémiologie des désastres, a constaté que le nombre de catastrophes naturelles avait triplé entre la période 1980-90 et la dernière décennie (2000-09). L’échelle de ces catastrophes s’est amplifiée du fait des taux accrus d’urbanisation, de déforestation, de dégradation de l’environnement et des changements climatiques. Ces phénomènes ont causé non seulement d’immenses dommages économiques, mais aussi d’énormes coûts en assistance humanitaire, surtout pour les femmes et les filles.

Conflits

Comme les catastrophes naturelles, les conflits violents ont augmenté, ce qui affecte femmes et filles hors de toute proportion. Depuis 2008, 111 pays connaissent moins la paix et sont déchirés par un conflit en partie ou en totalité (Global Peace Index). Parmi les pays qui souffrent d’une violence accrue, la République centrafricaine, l’Égypte, la Syrie et le Soudan du Sud sont ceux dont la situation s’est le plus détériorée. Il importe de noter que 140 millions de femmes et de filles en âge de procréer et 16,8 millions de femmes enceintes habitent dans les pays vivant le moins en paix.

Déplacement et migration forcée

Dans toutes les situations d’urgence, qu’elles soient causées par un conflit, une catastrophe naturelle ou une maladie, des populations sont déplacées, ce qui entraîne souvent l’existence de réfugiés ou de personnes déplacées dans leur propre pays. Femmes et enfants représentent 80 % des déplacés et des réfugiés dans la majorité des régions du monde; leur nombre pourrait atteindre 78 millions l’an prochain.


La réponse de L’UNFPA

Soins prénatals, accouchement sans danger et soins post-partum : Les interventions d’urgence de l’UNFPA prennent les formes suivantes: fournitures pour soins prénatals; trousses d’accouchement propre afin d’aider à prévenir les infections chez les femmes qui ne peuvent atteindre un centre médical pour y accoucher; équipement et médicaments pour les accouchements en dispensaire; fournitures pour soins obstétricaux d’urgence; et soutien au traitement des complications post-partum susceptibles de se présenter pour les mères et les nouveau-nés. L’UNFPA dispense aussi une formation sur le terrain aux agents sanitaires et aux sages-femmes.

Les interventions sont adaptées aux circonstances propres à chaque crise. Il est possible d’aménager des salles d’accouchement de fortune dans des bâtiments endommagés, d’expédier des dispensaires mobiles, et parfois de fournir une motocyclette aux sages-femmes. Des services plus complets sont organisés quand le pire moment de la crise est passé.
Planification familiale : De nombreux couples souhaitent éviter grossesse et accouchement durant les crises, mais manquent des moyens nécessaires à cette fin.


L’absence de planification familiale volontaire dans les situations d’urgence a pour conséquences des risques accrus de grossesse non recherchée, des risques de santé accrus pour les femmes enceintes, et éventuellement les effets durables d’un avortement non médicalisé. En rétablissant l’accès à une contraception sans danger et efficace, on protège la vie et le bien-être des femmes et on permet aux couples touchés par la crise de gérer plus efficacement les maigres ressources familiales. Une fois la situation stabilisée, l’UNFPA conduit des évaluations rapides pour déterminer les préférences et besoins locaux et appuie les efforts faits pour offrir un large éventail de méthodes modernes de contraception.


Violence sexiste : L’UNFPA fait face à la violence sexiste dans les situations de crise humanitaire en recourant à un large éventail de services, à savoir la délivrance de conseils, le traitement d’après-viol, l’appui juridique, l’aide pour les moyens de subsistance, ainsi qu’à travers ses programmes de santé sexuelle et procréative. En outre, l’UNFPA intègre la prévention de la violence dans ses interventions humanitaires, prenant contact avec les adolescents et les jeunes vulnérables, adressant des messages aux hommes et aux garçons sur l’égalité des sexes, et travaillant en liaison étroite avec les réseaux confessionnels et les guides culturels afin de renforcer les dispositifs de soutien.

Depuis 2005, l’UNFPA codirige, avec l’UNICEF, le Secteur de responsabilisation de la violence sexiste, qui relève du Groupe de la protection chargé de superviser la réponse du monde face à la violence sexiste. En outre, l’UNFPA renforce les services, l’information et les systèmes d’aiguillage destinés aux rescapées, et il aide à développer la capacité des partenaires à concevoir, gérer et évaluer efficacement des programmes propres à affronter la violence sexiste. Par exemple, le Fonds met en place des systèmes conçus pour mieux gérer les données relatives à la violence sexiste par l’entremise du Système d’information de gestion de la violence sexiste, et soutient l’Initiative GenCap inter institutions, qui déploie avec un court préavis des conseillers pour l’égalité des sexes dans les situations d’urgence.



Jeunes

Les jeunes représentent souvent une large proportion des personnes touchées par les crises. Dans certains pays, les deux tiers de la population sont âgés de moins de 25 ans, et la moitié des enfants non scolarisés du monde vivent dans les pays en situation de conflit ou d’après-conflit. Les jeunes déplacés sont particulièrement vulnérables au VIH, et ont besoin en urgence d’informations et de services pour se protéger de la maladie et de grossesses non recherchées.
L’UNFPA considère comme une haute priorité de préserver le bien-être des jeunes et les aide à opérer avec succès la transition à l’âge adulte. L’UNFPA répond et sensibilise aux besoins et préoccupations spécifiques des jeunes touchés par une guerre ou une crise, recourant souvent à des approches novatrices et participatives.
Collecte des données

L’UNFPA joue un rôle capital s’agissant de collecter, traiter et diffuser les données à utiliser dans les situations d’urgence. Ces évaluations aident à guider les interventions, à permettre aux organisations humanitaires et aux populations touchées de mieux comprendre comment les besoins évoluent quand les circonstances changent rapidement. L’UNFPA est mieux placé que toute autre organisation pour remplir cette tâche. Le Fonds collabore avec les instituts nationaux de statistique, dans les pays en développement et à revenu intermédiaire, facilitant la collecte, l’analyse, la diffusion et l’utilisation de données et d’informations fiables. L’UNFPA possède aussi une très riche expérience, des niveaux national et régional au niveau mondial, concernant les questions de population et de développement. Il publie aussi des directives sur les questions relatives à la collecte de données en temps de crise (Guidance on issues involving data collection during crises).

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