Togo - Ils sont regroupés dans le Collectif des syndicats des enseignements privé laïc et confessionnel (Coseplac). Conscients de leur propre complaisance jusque là et de manque de stratégie dans leurs actions, ils veulent désormais changer de fusil d'épaule et se faire plus audible.
Non respect de la convention collective interprofessionnelle malgré son extension par arrêté N°015/MTESS/CAB/DGTLS du 21 aout 2012, refus des employeurs sur l’ouverture de négociations de la convention collective sectorielle rédigée et déposée par le Coseplac depuis 2012, non respect du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), absence de protection sociale ; voilà, entre autres, les revendications formulées par ce syndicat à l’endroit du gouvernement qui rechigne à les appliquer.
« Il faut une réorganisation, un changement de méthodes et une mobilisation jusqu’à l’extrême nord du pays », a indiqué Sénouvo Vissikou, porte-parole du Coseplac.
Pour ce dernier, le syndicat a désormais opté pour une nouvelle orientation de sa lutte. Il estime que les employeurs ont également leur part de responsabilité dans les mauvaises conditions dans lesquelles travaillent ces enseignants.
Toutefois, il indique que c’est l’Etat qui doit insuffler une dynamique à l’amélioration des conditions de travail des travailleurs. Celui doit être donc interpeller en premier lieu.
« Il y va de la réussite de la vision de développement de notre pays, car il est aujourd’hui constant qu’aucun développement ne peut se réaliser sans le capital humain. Évidemment, il s’agira d’un capital humain bien formé », a-t-il souligné.