Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Togo    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article




  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Société

Les femmes de Lomé à l’école de la toilette vulvaire et des douleurs pelviennes
Publié le lundi 3 aout 2015  |  AfreePress


© Autre presse par DR
L`allaitement maternel en action.


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Togo - Au Togo, 70 à 80% des femmes qui font des consultations chez les gynécologues ou les sages-femmes souffrent de douleurs pelviennes qui sont des signes annonciateurs de maladies, surtout les infections sexuellement transmissibles (IST).

Pour réduire sensiblement ce taux alarmant, l’Association «Mongnon Mongnon Poménéfa», une initiative des femmes née à la radio Kanal FM et qui prend à bras-le-corps la santé de la femme et de reproduction, a choisi d’apprendre aux femmes togolaises à faire la toilette vulvaire et non la toilette intime, l’une des causes des infections chez les femmes.

L’apothéose de l’édition 2015 de la campagne de sensibilisation initiée par ladite association contre les douleurs pelviennes chez les femmes en âge de procréer, sur les IST, la prise en charge et le port du préservatif féminin a eu lieu ce samedi au centre communautaire de Bè à Lomé, a constaté l’Agence de presse Afreepress.

« Si la femme fait bien sa toilette vulvaire et ne fait pas la toilette intime, c’est-à-dire qu’elle ne met pas la main dans le vagin soi-disant qu’elle fait la toilette intime, elle n’aura pas ces maux. Il y a des solutions à ces problèmes mais si la femme se cache, elle peut développer plusieurs sortes de maladies », a prévenu Povi Afiavi Eusebio Aménounvé, présidente de l’Association Mongnon Mongnon Poménéfa.

Au nombre de ces maladies graves, on peut citer les grossesses extra-utérines, les avortements à répétition et les trompes bouchées conduisant à la stérilité.

« Nous voulons, à travers cette sensibilisation, dire aux femmes de se faire consulter et pour celles d’entre elles qui commencent à sentir ces manifestations, de se diriger immédiatement vers les centres de santé sans tarder », a conseillé la sage-femme.

Selon elles, les femmes en âge de procréer doivent consulter un gynécologue ou une sage-femme au moins deux (2) fois l’an et celles qui ont atteint la ménopause doivent le faire une fois le trimestre, du fait de leur exposition immense à ces maladies.

L’association Mongnon Mongnon est née du constat selon lequel la grande majorité des femmes dans la région maritime méconnaissent la manière dont une femme doit faire sa toilette. Elle apprend également aux femmes à avoir un foyer paisible, entretenir le mari dans le lit dans les bonnes conditions. Aux jeunes filles, elle donne des conseils utiles pouvant les aider à se mettre à l’abri des grossesses indésirées pour continuer leurs études jusqu’à terme.

Adeline S.

 Commentaires