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35 ans du barreau de Lomé: Les procédures en matière de justice demeurent inconnues des citoyens
Publié le jeudi 15 octobre 2015  |  icilome


© aLome.com par Parfait
Publication d`un Rapport du CACIT et de la PCJV
Lomé, le 15 juillet 2015. EDA OBA HOTEL. Publication du Rapport de la Mission d’observation du CACIT (Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo) et de la Plateforme Citoyenne Justice et Vérité (PCJV). Ce rapport porte sur les violences et violations des droits de l’Homme au cours de la présidentielle du 25 avril 2015 au Togo.


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Lutte contre la corruption au sein de la justice, conquête de la liberté d’expression, professionnalisation des acteurs la justice, lutte contre la surpopulation carcérale… autant de combats dans lesquels se sont engagés les avocats du barreau du Togo. Grande est la tâche abattue pendant 35 longues années, mais les défis demeurent.

Aujourd’hui, très peu de Togolais connaissent leurs droits et devoirs. Il est difficile pour la plupart de savoir les dispositions à prendre de problème avec la justice ou les mesures à prendre pour s’offrir les services d’un avocat. En général, on ne réfléchit à la chose que quand la situation se présente. Ce qui fait que des innocents finissent par se retrouver en prison, par ignorance.

Pourtant, le Togo disposerait d’un des barreaux les plus dynamiques dans la zone UEMOA.

Des analphabètes aux cadres de la société togolaise, ils sont rares ceux qui maîtrisent par exemple la procédure pour se procurer un avocat commis d’office. Dans quelles conditions, la maison d’un citoyen peut-être perquisitionner, qui est habileté à le faire, où convoquer qui compte tenu de quel conflit ? Quelle procédure et quel juge pour le commerçant, le paysan et le salarié ? ils sont très peu , ces citoyens qui peuvent donner des réponse appropriées à ces questions.

L’éducation civique dans le système éducatif togolais a été un échec sans appel. Entre les sciences physiques et mathématiques, l’histoire, la géographie de la France, les cartes des États-Unis, les croquis, aucune place n’a été laissée à la formation civique des citoyens dans l’enseignement de base.

« Nul n’est censé ignorer la loi », dira-t-on à celui qui par ignorance enfreint aux règles sociales ; pourtant, qu’a-t-on à dire à l’innocent qui se fait condamner dans la violation totale de ses droits ?

De nos jours, bien de médias se sont lancés dans cette lutte pour la divulgation des droits des citoyens en matière de procédures judiciaires. En attendant que le système éducatif réintroduise la formation civique telle que cela se doit dans ses programmes, il urge d’entreprendre des formations civiques de masse si nécessaire en considérant toutes les couches sociales (donc dans les langues nationales).

Ce défis ne peut être relevé bien évidemment sans le concours de ces professionnels de justices, notamment ces avocats qui se sont toujours oubliés eux-mêmes, portant tout haut le combat de tout un peuple 35 années durant. Qui dit avocat, dit honoraires.

Et on se demande combien de ces personnes qui sont passées devant les tribunaux ont eu la capacité de payer les honoraires d’un avocat ?

L. Alo
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