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Affaire de braquage de Mme AGBEYOME : un acte aux allures d’un règlement de compte politique
Publié le mardi 3 decembre 2013  |  icilome.com




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Dans la soirée du jeudi 28 novembre 2013, les habitants du quartier FOREVER ont été troublés dans leur tranquillité par un fait dramatique, un braquage à mains armées. La victime de cette agression n’était autre que l’épouse du Président du parti OBUTS, AGBEYOME Kodjo. Simple coïncidence ou opération préméditée contre la famille de cet homme dont la position politique a toujours été l’objet de controverse ?
C’est précisément aux environs de 20 h que l’agression s’est produite. La victime, dame AGBEYOME Kodjo née Amorin, revenait d’une veillée funèbre qui s’est tenue à KLIKAME et où étaient également présents des leaders du CST. Absent du territoire togolais, le Président du parti OBUTS s’est fait représenter à cette veillée par sa femme. A la fin de la veillée funèbre, cette dernière a donc tout naturellement regagné le domicile conjugal sans se rendre compte qu’elle avait été suivie. Ce n’est qu’une fois arrivée à la maison qu’elle se rend compte qu’elle a été suivie par des gens qui ont profité de l’instant de l’ouverture du garage pour maîtriser les vigiles puis s’introduire au domicile avec des menaces armes à l’appui. Selon la version servie par l’infortunée elle-même, les braqueurs au nombre de quatre, s’étaient remorqués à dos de motos.
Ayant réussi à maîtriser les vigiles en s’introduisant dans la maison, les agresseurs ont arraché des mains de la victime, la clé de la voiture Prado qu’elle venait de ranger dans le garage. Au moment où deux personnes tentaient de démarrer la voiture, les autres s’acharnaient sur la victime en lui posant des questions et en la sommant de leur remettre tous les objets de valeur dont elle était en possession. Mais craignant d’être pris par les forces de l’ordre alertées par le voisinage qui s’est sans doute aperçu que les coups de feu tirés étaient de vrais, deux agresseurs ont pris la fuite à moto suivis des deux autres qui, entre temps, se sont emparés la Prado 4x4 dans un démarrage en trombe.
Les recherches engagées pour repérer les malfrats ont permis d’établir sur la base de témoignages, que la Prado 4x4 a été aperçue vers 22h 30mn au quartier AVEDJI avant qu’elle ne fasse un détour vers la partie nord de la ville.
La suite, tout le monde la connaît puisque ce ne sera qu’au petit matin du 29 Novembre qu’on retrouvera la Prado volée abandonnée dans les confins de Togblékopé avec la clé au contact. La grande question qui reste à élucider reste de savoir ce qui a bien arrêté ces voleurs de progresser dans leur détermination à fuir avec la prado.
Si personne n’est épargné par cette affaire de vol à mains armées, le choix porté sur la personne de la femme de Agbeyome Kodjo, lui-même objet ces derniers temps de plusieurs attaques et menaces de tout genre, doit quand même conduire à quelques interrogations.
On se rappelle qu’avant la publication du rapport du CST, l’individu était en froid avec les autres leaders du CST à cause des malentendus liés à l’inégale répartition des sièges gagnés par le CST à l’issue des législatives du 25 Juillet 2013. De plus, sa démarcation ainsi que celle de son parti vis-à-vis du rapport d’enquête du CST sur les incendies de Lomé et de Kara lui avait valu des menaces sérieuses en provenance des autres leaders du CST, principalement de la part d’un des leaders de ce mouvement habitant le quartier AVEDJI.
Doit-on comprendre à travers ce braquage que les leaders du CST sont passés de l’étape de simples menaces orales à celle de règlements de comptes politiques ?
L’enchaînement de certains éléments fait persister cette interrogation qui donne à croire que les responsables du CST présents à la veillée funèbre ont donné l’alerte à leurs hommes de mains dès qu’ils ont aperçu Mme Agbéyomé quitter la veillée pour la maison.
Ensuite, la présence de la voiture volée dans le quartier AVEDJI avant que les voleurs ne la détournent vers le nord de la ville augmente les soupçons sur le plus anti-Agbéyomé des leaders du CST, celui-là même qui a même promis de lui faire la peau dès qu’il le rencontrera sur son chemin.
Enfin, les bonnes manières en politique exigent des autres leaders, une manifestation de sympathie à l’égard d’un des leurs qui vient à être victime d’un acte quelconque. Dans les règles de l’art, cette manifestation de sympathie est automatique et ne tient pas forcément compte du bord politique du leader victime de préjudice. Or, dans le cas de Agbéyomé Kodjo, aucun leader du CST n’a jusqu’ici approché la famille pour lui exprimer sa compassion, et aucune réaction officielle du collectif n’a été faite pour condamner l’acte, exiger une enquête, et soutenir AGBEYOME. Ce qui entretient les interrogations sur la place que Agbéyomé Kodjo occupe dans le cœur des responsables du CST.
C’est ici l’occasion de dénoncer l’acharnement dont est victime le leader du parti OBUTS qui non seulement subit les pressions du pouvoir actuel mais aussi de ses collègues de l’opposition qui trouvent qu’il est un adversaire à abattre, surtout lorsqu’il prend des positions assez fermes mais nécessaires pour le salut du peuple togolais. Depuis les législatives jusqu’à présent, le patron de l’Obtus et tout son staff ont été exposés au lynchage médiatique et jetés à la vindicte populaire. Aujourd’hui, on constate avec regret que le combat politique a franchi les limites de la tolérance et de l’humanité pour tomber dans un état de nature où on est prêt à commanditer le meurtre ou l’agression d’un compagnon de lutte pour la simple raison qu’il a osé se démarquer d’une stratégie périlleuse. L’alternance dans ce pays ne viendra que lorsque nous aurons compris qu’il faut accepter l’adversité d’où qu’elle vienne tout en prenant en compte les aspects positifs de chaque situation. Ce que le président Agbeyome KODJO vient de subir doit rappeler aux combattants de la liberté au Togo, que le travail qui reste à faire est non seulement grand mais difficile et qu’en toute circonstance, il ne faudra jamais baisser les bras.

M. KOUMEDJRO

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