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Les militaires de sept pays africains se réunissent à Lomé pour discuter des abus sexuels lors des missions de maintien de la paix
Publié le mercredi 27 janvier 2016  |  Xinhua


© Autre presse par DR
Le colonel Komlan Adjitowou de l`Etat Major des FAT


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LOME, Des officiers des Forces armées du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Niger et du Togo prennent part du 26 au 28 janvier à Lomé, à un atelier de sensibilisation sur les exploitations et les abus sexuels dans le contexte des Opérations de maintien de la paix (OMP).

Cette rencontre co-organisée par le Centre d'entrainement aux opérations de maintien de la paix de Lomé et l'ONU avec l'appui financier du PNUD à l'endroit des Forces armées togolaises (FAT) et celles de la sous-région, permettra à terme de créer un mécanisme de prévention, de prise en charge des victimes et de prendre des dispositions adéquates devant décourager toutes velléités dans les différentes opérations de maintien de la paix. Présidant l'ouverture des travaux, le chef d'Etat-major adjoint des FAT, le Col. Komlan Adjitowou a indiqué que "deux faits récents, survenus au sein d'une mission de paix sur le continent africain, éclairent d'un nouveau jour la gravité avec laquelle la communauté internationale entend aborder, désormais, la problématique des violences sexuelles exercées à l'encontre des populations dans le contexte du maintien de la paix".

Il a cité les nouvelles allégations d'abus sexuels par des Casques bleus qui ont entraîné la démission du chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), et l'annonce du non-renouvellement du mandat d'un contingent national déployé au sein de cette même mission.

"Ces pratiques viles ont amené le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon à donner force et effectivité à la politique de tolérance zéro à l'égard de certain personnel des missions onusiennes qui se rendent coupables de ces actes, ceux-là même qui ont pour mandat de protéger les populations vulnérables des zones de conflit", a poursuivi le Col. Adjitowou.

"Cette initiative prise par le gouvernement togolais qui dispose d'un fort contingent de plus de 2.000 personnes sur plusieurs théâtres, témoigne de sa volonté de s'assurer que les forces de défense et de sécurité togolaises et celles des pays frères de la sous-région se comportent honorablement lors de leur déploiement en mission de maintien de la paix", a confié le Représentant adjoint résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Togo, Siaka Koulibaly.

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