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Virus Zika: "L’Afrique doit se mobiliser"
Publié le lundi 22 fevrier 2016  |  Scidev


© aLome.com par Parfait
La bibliothèque de l’Université de Lomé.


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Si l’Amérique du Sud reste le continent le plus touché pour l’heure par le virus Zika, avec 3 à 4 millions de cas attendus cette année, l’Afrique n’est pas à l’abri d’un risque de propagation.

Zika est lié à la famille de moustiques à l’origine de la transmission du virus de la dengue et du Chikungunya qui ont sévi en Afrique, ce qui pousse les experts en santé à s’interroger.

Le directeur de l’Institut national de recherche biomédicale de la République démocratique du Congo et microbiologiste Jean-Jacques Muyembé, précurseur dans la découverte de la fièvre hémorragique à virus Ebola en 1976, se demande "pourquoi ce virus émergent est si gentil en Afrique, mais si méchant en Amérique."

Il croit cependant que "le virus Zika est certainement endémique en Afrique tropicale où il a été isolé pour la première fois en Ouganda, pays avec lequel la RDC partage une longue frontière".

Pour la première fois, le virus a été remarqué en 1947 dans une forêt en Ouganda qui lui a prêté le nom Zika.

Selon Jean-Jacques Muyembé, "le vecteur du virus Zika est partout en RDC, même s’il n’y a jamais eu des cas avérés de la fièvre".

Et de préciser que "cliniquement Zika peut être confondu avec d’autres maladies plus fréquentes comme le paludisme ou la fièvre typhoïde ou la fièvre due au virus Chikungunya. Sans doute les infections asymptomatiques sont-elles fréquentes, mais ne sont pas diagnostiquées parce qu’elles ne sont pas recherchées de façon systématique".

"En fait Zika ne constitue pas un problème de santé publique en Afrique en termes de morbidité et de mortalité. Il ne fait pas partie de maladies sous surveillance", note encore Jean-Jacques Muyembé.

Le directeur de l’Unité Mixte Internationale Environnement, Santé, Sociétés, dont le siège est à Dakar, Gilles Boetsch, confirme pour sa part que "le moustique Ades Aegypti est très présent en Afrique de l’ouest, donc il y a un sérieux risque potentiel’’.

À son avis, "il faut renforcer la protection anti-moustiques, car c’est un problème de santé publique, donc d’information, en premier lieu".

Même si le lien scientifique n’est pas encore formellement établi, les spécialistes soupçonnent que le virus Zika serait responsable de malformations congénitales, principalement des microcéphalies.
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