Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Togo    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Économie
Article



 Titrologie



Autre presse N° 001 du

Voir la Titrologie

  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Économie

Recommandation pour l’adoption d’une stratégie commune régionale de sécurité pour le numérique
Publié le vendredi 24 juin 2016  |  CEDEAO


© aLome.com par Parfait
Présence de sociétés de téléphonie mobile et de poste dans la principale ville du Togo
Lomé, le 13 juillet 2015. Centre-ville de la capitale togolaise.


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier


Le Premier ministre et chef du gouvernement nigérien, Brigi Rafini, a plaidé pour l’adoption urgente d’une stratégie commune de sécurité pour le numérique dans les Etats membres de la CEDEAO.
S’exprimant le jeudi 23 juin 2016 à Niamey, au Niger, à l’ouverture conjointe de la 2ème session de la Conférence des ministres des Postes des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CPEAO) et de la 14ème réunion des ministres des Télécommunications/TIC de la CEDEAO, M. Rafini a déploré l’utilisation des TIC pour commettre des actes terroristes.

«Votre réunion se tient à un moment où notre espace communautaire est confronté à des défis de sécurité considérables, avec des attaques terroristes perpétrées jusque dans nos grandes villes comme Agadez, Bamako, Ouagadougou, Grand-Bassam et Bosso ; actes terroristes accomplis ou facilités, malheureusement, par l’usage des Technologies de l’information et de la communication», a indiqué Brigi Rafini.

Rappelant que le terrorisme excelle également dans le cyberspace, M. Rafini a invité les acteurs du secteur des TIC à contribuer à l’identification et à la mise en œuvre des mécanismes de coopération pour lutter efficacement contre ce fléau.

Dans le souci de rassurer le chef du gouvernement nigérien, le Commissaire de la Commission de la CEDEAO chargé des Télécommunications et de la Technologie de l’information, Dr Isaias Barreto da Rosa, a rappelé l’engagement de ladite Commission à poursuivre ses efforts en vue de promouvoir les actions régionales et internationales nécessaires pour combattre efficacement le terrorisme.



«Dans ce combat justifié, les Technologies de l’information et de la communication constituent un outil essentiel car elles peuvent faciliter la collecte et le partage d’informations capitales entre les forces de défense et de sécurité», a dit M. da Rosa.

Il a saisi l’occasion pour rappeler à l’assistance les nombreuses réalisations de la Commission de la CEDEAO dans le secteur des TIC, notamment le Règlement portant conditions d’accès des pays sans littoral à la bande passante nationale et internationale disponibles sur les réseaux terrestres de l’espace communautaire, qui sera examiné au cours de la présente rencontre.

Pour le chef du gouvernement nigérien, l’adoption d’un tel instrument juridique permettra particulièrement aux pays enclavés, comme le Niger, sans accès direct aux câbles sous-marins, de résorber leur déficit en infrastructures large bande pour assurer leur connectivité nationale et internationale, et de bénéficier de la baisse des coûts encore élevés de la bande passante internationale.

Outre l’adoption de ce Règlement, la 14ème réunion des ministres en charge des Télécommunications/TIC de la CEDEAO se penchera également sur le Document de stratégie de développement des TIC de la CEDEAO pour la période 2016-2020 ainsi que sur l’état de mise en œuvre du plan stratégique pour la période 2011-2015 .

Quant aux participants à la 2ème session de la Conférence des ministres des Postes des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CPEAO), ils devront discuter du rapport moral et financier ainsi que du projet de budget de la CPEAO pour l’exercice 2016-2018, du plan d’actions régional de cette institution pour la période 2016-2020, du plan directeur des Services postaux ouest-africains, de même que du projet de directive sur la réforme et la régulation postales.

Le Premier ministre nigérien s’est dit persuadé qu’à l’issue des présentes assises de la CPEAO, l’espace communautaire sera doté de cadres de politique et de stratégie harmonisés devant permettre aux opérateurs désignés d’être efficaces et viables dans un secteur postal à même de contribuer à la réalisation de la Vision intégrationniste 2020 de la CEDEAO.

Brigi Rafini a toutefois déploré l’effondrement des activités postales aussi bien au Niger que dans la plupart des Etats ouest-africains ; rappelant au passage que «la Poste, une des plus vieilles administrations des nos Etats, faisait la fierté de nos populations ; était le trait d’union entre les populations des villes et des campagnes, entre l’administration centrale et ses agents dans les coins les plus reculés de nos Etats».

Abordant la question de la Poste au niveau régional, le président de la Conférence des ministres de la CPEAO, le ministre ivoirien de l’Economie numérique et de la Poste, Bruno Nabagné Koné, a quant à lui déploré le bilan financier peu reluisant de la CPEAO, laissant entendre que seuls 3 des 15 membres de cet organe se sont entièrement acquittés de leurs contributions.
«Vous conviendrez avec moi que nos programmes d’actions et nos projets, risquent de rester des initiatives vaines, si chacun de nos Etats n’y apporte pas sa pleine contribution», a fait savoir M. Koné.

Il a lancé un appel aux Etats membres, afin que la CPEAO soit dotée de moyens adéquats pour la réalisation des missions qui lui sont assignées.
«Nous ne sommes qu’à la 2ème session ordinaire de la Conférence des ministres de la CPEAO ; notre organisation est jeune et de ce fait a besoin de notre expertise, de nos moyens, mais encore plus de notre engagement», a conclu M. Koné.

Intervenant également à l’ouverture des présentes assises, le ministre nigérien des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Yahouza Sadissou, et le vice-ministre des Postes et des Télécommunications du Libéria, Dr Zotauron Titus, dont le pays assure actuellement la présidence en exercice de la CEDEAO, ont exhorté les ministres des TIC et de la Poste à faire des recommandations pertinentes pouvant permettre à ces secteurs d’être de véritables outils au service du bien-être des populations ouest-africaines.

 Commentaires