Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) tient le 11 juillet prochain à Lomé, une rencontre de haut niveau centrée sur le processus des réformes politiques et institutionnelles et la réconciliation. Cette initiative, selon le HCRRUN s’appuie sur les recommandations de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR).
Mais l’initiative suscite des réactions de toutes parts surtout au sein des quartiers généraux des différents partis politiques et associations de la société civile. La dernière en date vient de l’Association des Victimes de la Torture au Togo (ASVITTO). Dans une déclaration signée des mains de son Secrétaire général, Atcholi KAO, cette organisation de défense des Droits de l’Homme donne sa bénédiction à la tenue de cet atelier du HCRRUN tout en relevant une série de remarques et en faisant des propositions, censées selon elle, permettre une réussite de cette rencontre.
Présentée à tort ou à raison comme une organisation affidée de l’Alliance nationale pour le changement (ANC, parti d’opposition), l’ASVITTO n’appelle pas au boycott de la rencontre du 11 juillet comme l’a fait l’ANC. Bien au contraire, elle réaffirme dans sa déclaration, sa conviction sur la noblesse de la mission du HCRRUN et l’encourage à travailler dans l’optique d’une réconciliation, seule gage d’une unité entre les Togolais.
Mais, insiste-t-elle, il faut une « réconciliation honnêtement orchestrée ». «L’ASVITTO suppose que la réconciliation entre les filles et les fils d’une même nation est un acte patriotique de courage et de bravoure qui doit en principe rapprocher deux courants divergents et jeter les bases d’une évolution collective », écrit l’organisation.... suite de l'article sur AfreePress