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Publié le lundi 17 octobre 2016  |  Focus Infos


© aLome.com par Edem Gadegbeku & Parfait
Ouverture et travaux de la session extraordinaire des Chefs d`Etat de l`UA à Lomé
Lomé, Salle des Conférences de l`Hôtel Radisson Blu. Une quinzaine de Chefs d`Etat ainsi que des Chefs de Gouvernement ont planché sur le contenu de la Charte de l`UA régissant les mers en Afrique et l`ont adopté au terme d`un huis clos d`à peine deux heures. Cette session a été présidée par le Président Idriss Déby Itno (Président en exercice de l`UA).


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Ouf ! Sauf cataclysme ou revirement de situation difficile à imaginer à quelques heures de l’ouverture du Sommet extraordinaire de l’Union Africaine (UA) sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique, celui-ci clôturera ses travaux par l’adoption d’une Charte. Le Conseil exécutif (CE) de l’UA s’est prononcé hier à Lomé en faveur du projet ; le président du Conseil, Moussa Faki MAHAMAT indiquant qu’il était temps que les Etats africains se dotent d’un instrument adéquat.

«C’est un document important pour la sécurité, la sûreté et le développement. 90% échanges en Afrique s’effectuent par la mer, en import comme export. C’est donc un défi important », a-t-il souligné. Cette position est une étape décisive dans la signature de la charte. En effet, composé des ministres désignés par les gouvernements des États membres, le CE prend des décisions dans les domaines du commerce international, de la sécurité sociale, de la nourriture, de l'agriculture et des communications. Il est responsable devant la Conférence et prépare les éléments que doit approuver ou discuter la Conférence.

Il faut tout de même dire que ce n’était pas gagné d’avance. Et beaucoup étaient inquiets depuis que la diplomatie togolaise avait imprudemment avancé il y a quelques mois, que la non adoption de la charte serait un échec pour le pays. Les appréhensions ne se sont pas estompées, bien au contraire, lorsque la réunion du Comité de représentants permanents (COREP) a pris fin en début de semaine malgré le consensus dégagé. Et pour cause !

Certains membres du COREP avaient estimé que l’aspect développement n’avait pas été suffisamment détaillé dans le projet de charte en référence aux infrastructures et au développement économique. "La Charte s’est focalisée plus sur les instruments juridiques devant renforcer les moyens de contrôle et de surveillance sur les espaces maritimes africains", avait par exemple confié le président du COREP, Chérif Mohamat ZENE.

Que dire aussi des discours aux allures contradictoires du chef de la diplomatie togolaise et du conseiller à la Mer, l’un considérant la signature de la charte comme un impératif catégorique ; l’autre relativisant et préférant capitaliser sur la volonté commune des pays et des acteurs à mutualiser leurs moyens.

Aujourd’hui, tout semble donc bien rentré dans l’ordre. Même les petits couacs tout à fait excusables constatés au début, ont désormais fait place à une organisation huilée comme une horloge suisse. Et cerise sur le gâteau, la participation serait au-delà des attentes ; l’arrivée annoncée de près de vingt chefs d’Etat étant significative de ce point de vue.

Il est certain que le sujet est d’importance pour tous les pays africains. Qu’ils soient côtiers ou de l’hinterland, ils paient tous le prix fort face aux fléaux qui gangrènent nos mers. Comme ils gagneraient tous dans le succès de la lutte et dans la considération des océans, non pas en termes de dangers ou de menaces, mais comme une opportunité. C’est en cela qu’il faut saluer cet engagement utile du Togo sur la sécurité et la sûreté maritimes.
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