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Les relations Afrique-USA à l’épreuve de Donald Trump
Publié le jeudi 10 novembre 2016  |  Financial Afrik


© Autre presse par National REVIEW
Le Républicain D. TRUMP


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Élu mardi avec une majorité confortable qui lui donne les clés de la Maison Blanche et le contrôle du Sénat et du Congrès, Donald Trump a reçu les hommages appuyés de nombreux chefs d’Etat africains. Certains estimant que le nouveau locataire de la Maison Blanche sera moins soucieux de l’Etat de la démocratie en Afrique que son prédécesseur. Peu probable, de l’avis des analystes, qu’il poursuive la politique de Barack Obama qui a fait augmenter l’aide au développement envers l’Afrique de 5 milliards de dollars en 2007 à 8,5 milliards de dollars par an en moyenne durant ses huit années de présidence. Quelque 20 des 30 pays éligibles au programme Millenium Challenge Account (fonds mis en place en 2002 par l’administration Bush) sont situés en Afrique.


Dans les milieux d’affaires, ils sont nombreux à affirmer que cette élection n’entraînera pas de grands changements dans les rapports économiques entre les USA et l’Afrique. « Il n ‘à pas été question de l’Afrique durant toute la campagne. Les américains situent leur avenir plutôt dans le Pacifique. C’est l’Asie qui les intéresse. L’Afrique n’est pas stratégique », analyse Benoît Ngom, président de l’Association Diplomatique Africaine (ADA).


Aussi, aux yeux de ce constitutionnaliste , il y a peu de changements à attendre d’un candidat républicain ultra-nationaliste, anti-libre-échangiste et climato-sceptique si ce n’est qu’il continuera à envisager le Golfe de Guinée comme une alternative possible mais incertaine par rapport au Golfe Persique en termes d’approvisionnement américain en hydrocarbures.


«S’il ne veut pas s’aliéner le soutien du monde économique américain, il aura intérêt à conduire une politique de développement des énergies renouvelables. Les américains ne veulent pas rater le virage et les milliards d’opportunités dans la recherche et l’innovation pour développer de nouveaux moteurs, des batteries et améliorer la technologie solaire » explique ce citoyen américain, investisseur dans les Energies renouvelables en Afrique de l’Ouest: « Le président ne pourra pas faire grand chose pour freiner l’accord de Paris adopté à partir d’une forte poussée venant des Etats comme la Californie et le Texas lesquels,dans le cas d’espèce, ont été plus progressistes que l’Etat fédéral ».

Si Donald Trump ne peut pas, comme le rappelait Ségolène Royal, remettre en cause l’accord de Paris devenu contraignant depuis le 4 novembre, il peut aisément en réduire la portée ne serait-ce que parce que l’Amérique est pourvoyeuse de fonds de la plupart des fonds privés.

Du côté de l’Afrique du Sud, l’un des premiers partenaires commerciaux des USA, l’on préfère relativiser. « Les marques commerciales américaines ont leur propre indépendance, plus grande que Trump » a réagi Alan Mukoki, CEO de la Chambre Sud Africaine de Commerce, faisant allusion à MccDonald, Starbucks et autres Krispy Kreme qui connaissent de beaux jours dans la Nation Arc-En-Ciel.

L’AGOA (African Growth Opportunity Act), un cadre commercial hérité de Bush, a été prolongé par Barack Obama jusqu’en 2025 au bénéfice de 4 600 produits de 38 pays. En 2015, les produits africains exportés hors hydrocarbures vers l’Amérique ont atteint 4 milliards de dollars (contre 1 milliard en 2001) à travers ce cadre préférentiel..Dans l’ensemble, l’AGOA a généré 38 milliards de dollars en 2014, à comparer aux 300 milliards de dollars en 2015 entre la Chine et l’Afrique. À noter qu’â lui seul le Vietnam a exporté cinq fois le volume africain.

Environ 62 000 emplois ont été créés en Afrique du Sud grâce à l’AGOA. Les projections globales portaient sur 350 000 emplois sur le continent lors du renouvellement de l’accord en 2015.
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