Diplomatie
Yahya Jammeh veut rester au pouvoir après le 19 janvier
Publié le jeudi 22 decembre 2016 | Le Temps
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- 10/12/2016
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Yahya Jammeh veut rester au pouvoir après le 19 janvier 2016 sauf en cas d’une décision de justice ou l’organisation d’une nouvelle élection.
Le sergent-président Yahya Jammeh fait de la résistance. Hier, au cours d’une intervention télévisée, il persiste et signe : il ne partira qu’après une décision de la Cour suprême ou en cas d’organisation d’une nouvelle élection.
«La Cédéao essaie de me pousser dehors. Cela n’arrivera pas. Tant que la Cour n’aura pas rendu sa décision sur cette affaire, il n’y aura pas d’investiture, le 19 janvier. Et nous verrons ce que la Cédéao et les grandes puissances derrière elle pourront faire », a déclaré Yahya Jammeh en narguant les chefs d’Etats de la sous-région.
Yahya Jammeh: même pas peur
« Je ne serai intimidé par aucune puissance dans ce monde. Je veux m’assurer que justice soit rendue », a-t-il encore ajouté.
Ensuite, il estime que la seule manière pour ce faire « est d’organiser de nouveau une élection, afin que chaque Gambien vote. Et c’est la seule manière de résoudre cette affaire pacifiquement et équitablement.
Certes, le parti de Yahya Jammeh a introduit un recours devant la Cour Suprême de son pays pour invalider les résultats de la présidentielle. Il reproche à la Commission électorale des manquements dans le décompte des voix et l’empêchement de ses électeurs de voter dans certaines circonscriptions.
Problème: la Cour suprême est incomplète et selon la loi, il appartient au président gambien de nommer les juges devant se prononcer sur son statut. Une situation inacceptable à la fois pour l’opposition gambienne et la Communauté internationale.
Une délégation de chefs d’Etat conduite par la présidente du Libéria, Ellen Johnson-Sirleaf avait rendu visite au despote gambien. Elle lui avait adressé une mise en garde contre toute velléité de rester au pouvoir.
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