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Croissance : un exercice difficile pour le continent
Publié le mardi 3 janvier 2017  |  La Tribune Afrique


© aLome.com par Edem Gadegbeku & Parfait
Lomé aux couleurs des fêtes de fin d`année
Lomé, le 27 décembre 2016. Décorations et activités commerciales dans la capitale togolaise, dans le cadre de la célébration des fêtes de fin d`année.


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2016 a été une année mouvementée pour le continent. En effet, les gouvernements déjà malmenés par l’extension du terrorisme et des soubresauts politiques ont dus également gérer la baisse brutale des cours de pétrole. S’y ajoutent un marché miniers fragilisé par l’effet yo-yo qui a caractérisé la cotation des minerais. Une conjoncture qui a fragilisé les locomotives du continent à savoir, l’Afrique du Sud, le Nigéria et l’Angola. Parallèlement, les pays ayant fait tôt le pari de la diversification ont démontré une capacité de résilience de leurs économies respectives.


Après un exercice 2015 au ralenti, la croissance économique d'Afrique subsaharienne a continué sur son trend à la baisse en 2016. Une baisse de régime qui s'explique par la mauvaise santé des économies locomotives du continent, notamment l'Afrique du Sud, l'Angola et le Nigéria. En effet, Pretoria a vu son taux de croissance stagner à 0,1% en 2016 et devrait continuer sur ce trend en 2017 avec une estimation de 0,5% pour 2017. Des pays qui restent les principaux exportateurs de matières premières de la région et qui ont subis de plein fouets la baisse des cours mondiaux, le durcissement continue des conditions de financement ou encore la sécheresse.



Un continent à plusieurs vitesses
Une conjoncture qui a néanmoins démontré la résilience économique des pays ayant fait le choix de la diversification ou qui y ont été contraints par l'absence de matières premières. Selon la Banque mondiale, près d'un quart des pays du continent auraient « résisté à cette conjoncture défavorable » et connaîtraient un bon dynamisme économique. Il n'empêche que la croissance globale du continent reste loin des niveaux enregistrés avant la crise financière 2008.

Au niveau régional, le taux de croissance de l'Afrique de l'Ouest devrait atteindre 6,9% selon La BCEAO, contre 6,6% en 2015. Une hausse qui s'explique par l'accroissement du PIB de la zone qui est passé de 6,8% au 3e trimestre 2015 à 7,1% lors de la même période en 2016. Une bonne santé de la zone UEMOA qui contraste avec la détérioration du déficit global qui est passé de 3,2% du PIB en 2015 à 4,1% à fin septembre 2016. Une situation qui s'explique par l'accroissement des dépenses publiques notamment militaires et sécuritaires en réaction à la recrudescence des attaques terroristes.

L'Afrique Centrale a pour sa part souffert des contrecoups pétroliers lors de l'exercice 2016. La Cémac a vu son taux de croissance baissé de moitié, passant de 2,4% e, 2015 à 1% en 2016. Ce alors que la BEAC prévoyait une croissance de 4,2% pour l'année écoulée en début 2016. Une dégringolade qui s'explique par un « double choc » économique et sécuritaire que subissent le Tchad, le Cameroun et la Centrafrique. Une situation qui a poussé les pays de la sous-région a sollicité l'appui du FMI et de ses différents partenaires internationaux.

En plus d'Afrique du Sud, La récession a également durement touché le Zimbabwe qui a accusé un taux de croissance négatif de 0,3% en 2016 et qui devrait se creuser davantage en 2017 pour atteindre -2,5% pour 2017. Les estimations de la Guinée Equatoriale sont également dans le rouge en 2016 avec le plongeon de son taux de croissance à -9,9%, un taux qui devrait s'apprécier pour atteindre -5,8% en 2017.

Dans ce contexte le Kenya fait figure de bon élève avec une croissance de 5,5% en 2015 et des prévisions pour 2016 et 2017 qui tablent sur une expansion économique de 6.0 % et 6.4 % respectivement. Entre 2014 et 2015, l'économie kényane a bénéficié d'un environnement macroéconomique stable, avec une inflation à un seul chiffre, en dépit d'une dépréciation de 10 % de la monnaie en 2015. Sur la même période, la vie politique a été dominée par des appels à réformer la Constitution afin d'augmenter les finances des 47 régions. L'urbanisation galopante du pays représente également une opportunité pour l'expansion des services et autres activités à forte valeurs ajoutées.

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