Après avoir reconnu sa défaite à l'élection présidentielle du 1er décembre, Yahya Jammeh a finalement annoncé qu'il ne quitterait pas le pouvoir et réclamé un nouveau scrutin. Les pressions diplomatiques n'ont rien changé. Pour le moment, Yahya Jammeh reste déterminé à se maintenir à son poste.
Depuis des semaines, la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) le met en garde et envisage même une intervention militaire pour faire respecter le résultat de la présidentielle. Mais les menaces n'ont rien changé à la position de Yahya Jammeh, comme l'a montré son discours du Nouvel An.
«Je vais être très clair : nous sommes prêts à défendre ce pays contre toute agression et il n'y aura aucun compromis sur ce point. Il est incontestable que la perception de la situation par la Cédéao et sa volonté à faire appliquer le résultat de l'élection du 1er décembre sont totalement illégales. Et cela viole le principe de non-ingérence dans les affaires d'un Etat membre. »
Yahya Jammeh y voit même « une déclaration de guerre et une insulte à notre Constitution ». «Sans une solution juste et si la Cédéao ne renonce pas à l'expression "usage de la force", alors nous resterons dans l'impasse. Avec le risque d'une escalade vers une confrontation militaire », a-t-il prévenu.... suite de l'article sur RFI