Diplomatie
Qatar: pourquoi les pays africains se rangent du côté de l’Arabie Saoudite?
Publié le lundi 12 juin 2017 | RFI
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© BCEAO par DR
Protocole d`Accord de coopération entre la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et la Société Islamique pour le Développement du secteur privé (SID) Lundi 18 janvier 2016. Djeddah (Royaume d’Arabie Saoudite). Monsieur Tiémoko Meyliet KONE, Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l`Afrique de l`Ouest (BCEAO), et Monsieur Khaled Al-ABOODI, Président-Directeur Général de la Société Islamique pour le Développement du secteur privé (SID), ont procédé à la signature d`un Protocole d`Accord de coopération. |
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- 23/3/2017
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Entre rappel des ambassadeurs à Doha, ou condamnations de la position du Qatar, beaucoup de pays africains ont choisi le camp de l'Arabie saoudite dans la crise diplomatique qui oppose les deux Etats du Golfe. Il faut dire que les liens économiques entre le continent et l'Arabie saoudite sont sans commune mesure avec ceux entretenus avec le petit émirat gazier.
La crise diplomatique entre l'Arabie saoudite et le Qatar a des conséquences sur le continent africain. Et si les pays africains se sont majoritairement rangés du côté de l’Arabie saoudite, cela s’explique pour François-Aïssa Touazi, qui dirige le centre de réflexion CAPMena, le Centre d’analyse et de prospective sur le Moyen Orient et l’Afrique du Nord, d’abord par des liens économiques importants.
« L’Arabie saoudite est un acteur économique important en Afrique subsaharienne à travers ses institutions de développement. Donc il y a une institution bilatérale qui est Saudi Fund for Development qui intervient en Afrique dans le cas de financement de projets, ou bien les institutions multilatérales comme la Banque islamique de développement ou la BDA [Banque africaine de développement], qui jouent un rôle extrêmement important aujourd’hui dans cette Afrique subsaharienne et qui participent au financement de grands projets d’infrastructures.
Le Qatar n’est plus dans une démarche business, il est aussi actif dans l’humanitaire mais beaucoup moins que l’Arabie saoudite. Le Qatar est à la recherche d’opérations de rentabilité. Le Qatar intervient beaucoup dans le secteur des Télécoms, dans le secteur bancaire. Le Qatar est aussi actif mais dans un business beaucoup plus commercial », détaille François-Aïssa Touazi.
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